Cher, très cher Adrien,

J’étais revenue, et cela me fait drôle de repartir, vous savez – et bien sûr on peut toujours débattre si ce voyage jusqu’au village de mes ancêtres est un départ ou pas un départ, le retour du retour ou l’aboutissement du retour, le retournement de ce retour, ou un détour dans le retour et alors ce serait bête d’en faire toute une histoire, ou seulement, on pourrait craindre cela, un parcours du contour du retour, et puis l’on pourrait rappeler encore que j’avais déjà fait une escapade à Bordeaux (une escapade, est-ce que cela compte ?) et que je ne suis tout de même pas confinée à Paris, à quoi bon revenir pour être enfin libre s’il faut être assignée (assignés cela commence à bien faire) sur le lieu qui a vu prononcer le retour.…

Cher Adrien,

C’est un peu excessif de dire que je ne doute plus, est-ce que vous auriez oublié à qui vous parlez ? Ou bien c’est juste une provocation pour obtenir des détails croustillants ? Eh bien sachez que cela commence bien, cher Adrien, et que je n’en dirai pas davantage !

Quand j’ai rencontré Rosario, vous savez, il n’avait pas encore cette barbe épaisse, ce front carré et ces épaules larges, et bien sûr vous auriez pu dire (moi j’ignorais l’existence de ce mot) que c’était un « minet » car après tout lui aussi avait dix ans de moins qu’aujourd’hui, mais on sentait, j’avais senti, j’allais dire même moi mais peut-être justement moi, avec toujours ce décalage, j’avais senti qu’il y avait autre chose et que je n’avais pourtant pas compris.…

Cher Adrien,

Je ne me suis pas dégonflée. J’ai mis un terme à quinze ans de silence. J’ai appelé ma mère.

J’ai eu un doute au moment de l’appeler, vous savez, même quand j’étais partie je n’avais pas osé tout de suite rompre la communication (c’est idiot de le dire ainsi, la communication était rompue depuis belle lurette) et j’avais eu le temps d’apprendre la séparation de mes parents et plus tard encore, quand on ne se parlait presque plus jamais, la mort de mon père, mais peut-être que ces appels épars n’étaient qu’une manière de la regarder en chien de faïence – c’est bien le genre de chien fragile que j’étais et qui ne pouvait que se tapir dans l’ombre pour esquiver ses chiens à elle qui étaient tellement plus féroces, les limiers qu’elle payait pour me trouver et les autres, les fauves de l’imaginaire, la culpabilité la honte le doute, cette sorte de chiens là, est-ce que ce ne sont pas les pires ?…

Cher Adrien,

Vous me faites tellement rire, vous savez, quand vous sortez toute l’artillerie du papa poule, parfois je me demande si ce n’est pas le but caché et réel, pas me protéger mais me faire rire, à gorge déployée. Tout de même ! Évidemment qu’il n’est pas utile d’annuler Nathan, d’ailleurs est-ce qu’on annule une telle tempête que Nathan ?…

Cher Adrien,

J’ai revu Salima ce soir. Je l’avais appelée hier, après vous avoir quitté place de la République. J’ai pensé à elle. La dernière fois que j’avais eu de ses nouvelles c’était en novembre et c’est peut-être pour cela, après l’hommage à Orlando ou dans l’hommage, par ce que j’étais partout, j’étais là-bas, avec eux et j’avais le cœur gros, si gros qu’il pouvait tous les accueillir les danseurs et danseuses arc-en-ciel d’Orlando, et j’étais ici aussi, dans cette déchirure encore béante (et que mille haines tendent encore, cher Adrien, et comme cela est douloureux), dans cette émotion-là et alors j’ai retrouvé Salima.…

Cher Adrien,

Je n’attends pas notre prochaine rencontre, même si c’est bientôt, pour vous faire cette confidence, est-ce que vous croyez que je dois dire cet aveu ? J’espère que vous ne m’en voudrez pas, je ne crois pas que vous m’en vouliez, que vous m’en voudrez, bien sûr vous ne m’en voulez pas maintenant, vous ne pouvez pas m’en vouloir déjà, il faudrait d’abord que je vous ai dit de quoi il s’agit mais il est possible, et pourtant improbable, est-ce qu’au bout de plus de trois ans tout de même je n’aurais pas fini par connaître un peu vos réactions et est-ce qu’elles n’ont pas toujours été bienveillantes à mon égard (et c’est peut-être cela aussi, finalement, le fait de ne jamais avoir touché les limites de votre bienveillance, le fait de ne pas savoir où elles sont, de ne pas savoir ce dont vous pourriez, un jour, éventuellement – et de votre côté je sais que vous n’imaginez pas que ces limites me soient atteignables, que je peux occuper tout l’espace de moi-même et que jamais cela ne sera trop, que mes idées ne seront jamais assez déplacées, ce qu’à une autre époque d’autres appelaient de drôles… mais est-ce que je n’ai pas répété tout cela cent fois, cher Adrien est-ce qu’il ne serait pas temps de l’oublier, de les laisser tomber, ces gens, qu’est-ce qu’ils savaient, de la Thérèse d’alors et plus encore de la Thérèse d’aujourd’hui ?) et tout cela sans doute n’est qu’un prétexte, ce n’est pas votre approbation dont j’ai besoin c’est la mienne et c’est auprès de vous que je viens la chercher et cela, au fond, est-ce qu’il n’est pas temps aussi de le mettre de côté, apprendre à vivre sans votre secours (pas sans vous, cher Adrien, ne vous méprenez pas) et en cela l’arrivée de Nathan tombe bien, et que pour lui, pour vous, mais en réalité pour moi je libère votre hébergement, on pourrait croire fait exprès, est-ce que vous avez organisé cela ?…

Cher Adrien,

J’ai bien compris que Rosario vous avait tapé dans l’œil, vous savez, ce n’est pas la peine de finasser ! Et n’essayez pas de nier, j’ai vu la manière dont votre regard se posait sur lui. Vous m’avez beaucoup amusée ! Ceci étant lui aussi était « très heureux de faire votre rencontre » d’ailleurs est-ce qu’il vous aurait raconté autant de lui, sinon ?…

Cher Adrien,

Alors ça y est, vous allez rencontrer Rosario ! Vous en parlez comme un enfant qui attendrait une friandise. Vous n’allez tout de même pas lui poser ces questions indiscrètes auxquelles je résiste vaillamment depuis des mois ? D’ailleurs parlez-vous espagnol, cher Adrien ?

Oui, bien sûr, (je veux dire : OUI !) nous serons place de la République ce samedi 30 janvier 14h30 et même s’il pleut est-ce que vous aviez vraiment douté de cela ?…

Cher Adrien,

L’émotion n’a pas passé. J’ai cru cela, un instant, vous savez, je l’ai cru une semaine après les attentats, déjà, parce que les conversations autour de la statue de la République (et pourtant elle était plus que jamais couverte d’hommages) m’avaient semblé devenues détachées, parce que les pèlerins s’étaient transformés en badauds, parce qu’ils prenaient des selfies tout sourire devant la statue et que ce geste ramenait leur ego à l’avant plan et masquait l’élan collectif.…

Cher Adrien,

C’est terrible, comme cela semble familier. Je m’assieds à l’ordinateur pour vous écrire, parce qu’il le faut, qu’il n’y a pas d’autre choix que partager, lier, tisser, s’attraper par les mains par les mots partout pour faire front ensemble, je m’assieds et je cherche les mots dans le ventre noué, dans la gorge serrée – des mots il n’y en a pas je le sais bien cher Adrien – je m’assieds pour vous écrire et je me revois à peine dix mois en arrière, m’asseoir de la même manière, pour vous écrire, choquée et triste et en colère et impuissante, je me revois au lendemain du 7 janvier dernier et je retrouve les sentiments, les réflexes, les pensées.…

Cher Adrien,

C’est gentil à vous de vous soucier de notre correspondance mais vous savez, cela ne comble pas votre absence (pas plus que trois mots par textos ici ou là ni même ce café – il y a un mois ! et bu si vite que presque de travers – et bien sûr l’autre jour la bonne surprise de vous voir passer à ma caisse au Monoprix pour acheter des préservatifs et du bouillon cube, cela m’a fait plaisir mais tout de même.) Après que nous ayons commencé à nous voir j’ai dit, c’était il y a un an peut-être, est-ce que vous vous souvenez de cela ?…

Cher Adrien,

Oui, c’est bien Salima sur les photos. Votre mail et ses deux pièces jointes sont un grand soulagement, vous savez.

Vous avez bien fait de ne presque rien dire, cher Adrien, puisque je ne voulais presque rien savoir. Je voulais m’assurer que Salima existe encore à la surface du monde et c’est ce que disent les deux photos prises par le détective.…

Cher Adrien,

Toujours rien sur Salima, et ses affaires restent chez moi, c’est à-peu-près tout ce qu’il y reste à présent. J’ai décidé de m’astreindre à ne pas y aller plus d’une fois par semaine, c’est bien assez pour le courrier et pour affronter la poussière sur son gros sac et ses valises. Avant que vous ne disiez quoi que ce soit, cher Adrien, et je sais bien que vous le direz quand même, je ne vais pas faire rediriger mon adresse au 14 rue de la corderie.…

Cher Adrien,

Merci du fond du cœur.

J’oubliais presque : Salima et ses affaires sont à la même place, elle nulle part et les autres chez moi.

Vous savez, je me suis fatiguée de faire mine de m’en sortir très bien toute seule. D’abord personne n’y croit. Et puis cet orgueil-là c’est celui de Salima, et moi je ne demande pas mieux qu’elle revienne chez moi et me dise : Thérèse, je m’étais trompée, je ne suis pas seule dans le monde, j’ai besoin de toi.…

Cher Adrien,

Rien sur Salima, ses affaires sont toujours au même endroit – les maternités ne donnent rien et je suis allée au commissariat, plusieurs fois, une fois même jusqu’à l’accueil, c’était une banque d’accueil toute neuve et le policier avait l’air très gentil dans son uniforme, j’ai dit bonjour et je suis partie.

Je n’en peux plus.

Je dors mal.…

Cher Adrien,

Toujours pas de nouvelles de Salima, toujours les affaires toujours au même endroit dans ma chambre de bonne. J’y étouffe, dans cette chambre. Je bouche mes oreilles pour ne pas entendre les gens dans le couloir, pour ne pas avoir le cœur qui s’emballe à l’idée que la porte s’ouvre, j’ai bougé les meubles pour ne plus avoir à m’asseoir ou m’allonger devant cette porte, voir cette porte sans me retourner, j’essaie de ne pas me retourner – cher Adrien je passe de plus en plus de temps chez vous, dans votre garçonnière rue de la Corderie, même si, et ce n’est vraiment pas de chance, la voisine du dessous est enceinte elle aussi !…

Cher Adrien,

Comment allez-vous ?

Oui, je vous pose la question. Il semble établi entre nous que je suis celle qui s’épanche et vous celui qui écoute, conseille, soutient et parfois qui résout. Vous avez fini par vous raconter un peu, famille Antoine et garçonnière, ces histoires-là, c’est vrai et pourtant je suis celle de qui l’on s’inquiète et vous êtes l’inquiet.…

Cher Adrien,

Pas de réponse de Salima, ni de mouvement dans les affaires qu’elle a laissé chez moi. Votre idée était excellente pourtant et je me sentais sauvée d’avance – évidemment ! vous vous n’êtes jamais à court d’idée pour emmener les gens dans le carré exact où vous voulez les cueillir et pour une fois j’étais tellement heureuse de ce caractère insupportable que vous avez.…

Cher Adrien,

Salima n’a pas donné de nouvelles. Ses affaires sont toujours chez moi. Rester chez moi à attendre à tout instant que la porte s’ouvre me rend folle, les bruits de clefs dans les serrures des voisins me compriment le cœur, est-ce que vous comprenez cela ? je suis en sueur rien que de la pousser, cette porte, quand je rentre chez moi, et de me préparer à tout – et à chaque fois, il n’y a rien.…

Cher Adrien,

Salima a disparu. Elle n’était plus là quand je suis rentrée du Monoprix hier. J’ai pensé, je me suis douté, j’ai voulu croire, enfin j’ai attendu ce matin mais elle n’est pas rentrée de la nuit. Elle n’est pas là ce soir non plus. Son téléphone tombe tout de suite sur le répondeur. Il n’y a rien à faire.…

Cher Adrien,

Je suis à la garçonnière. Je n’y suis pas souvent retournée depuis la première fois, pourtant l’envie n’en manque pas. Nous nous rapprochons du terme, cher Adrien. Je rentre chez moi tous les soirs en me demandant si cela sera maintenant, ce serait encore un peu en avance mais quasiment plus. Ce n’est plus qu’une question de jours, deux semaines, trois tout au plus – en vérité je n’en sais rien, je ne connais pas la date prévue, pas plus que le sexe, les projets de prénoms, je ne sais rien de cet enfant presque là.…

Cher Adrien,

Heureusement je ne suis pas Salima ! Si c’était le cas, vous auriez pris à la figure à la première occasion tout ce qui me serait passé à portée de main, j’imagine que ça aurait été dans un café puisque nos rendez-vous finissent ou commencent toujours par nous y mener alors ça aurait été : carafe d’eau préalablement vidée (sur vous, cela va sans dire) mon thé la tasse du thé la soucoupe de la tasse la théière le pot de lait votre espresso sa tasse la soucoupe de la tasse la cuillère (s’il y avait une cuillère avec mon thé la cuillère aussi, s’il y avait un chocolat le chocolat et si biscuit alors biscuit mais pas de théière ni pot de lait avec votre café et j’en aurais presque été frustrée et frustrée aussi des sucres s’ils avaient été en tube de poudre plutôt qu’en morceaux, c’est un peu ridicule de se jeter ça à la figure, c’est tout mou, est-ce qu’on ne pourrait pas trouver un café avec de vrais morceaux de sucre cher Adrien ?) Bien sûr ce n’est pas tellement important puisque nous ne sucrons pas, ni vous ni moi – et que nous ne nous lançons pas non plus les sucres à la tête, puisque je ne suis pas Salima.…

Cher Adrien,

Vous en faites toujours un peu trop, mais au fond je vous remercie pour cela. Merci pour avoir été là si vite l’autre fois et toutes ces fois depuis, merci pour votre prévenance de mère poule et puis aussi pour toute votre colère contre Salima. Oui, pour cela aussi. Et merci pour votre ruse dont je n’ai pris conscience qu’aujourd’hui.…

Cher Adrien,

C’est vrai j’aurais dû mais je ne l’ai pas vu venir. Je suis, est-ce qu’on peut dire comme je suis cher Adrien ? c’est à peine si je sais comme je me sens, toute retournée, évidemment, heureusement et quoique tout de même à un moment les pieds à la tête mais je ne suis pas vraiment retournée, mais, oui, pour dire comme je me sens je crois que c’est le mot, le dehors en dedans l’endroit l’envers dessus dessous enfin chamboulée mais plus exactement toute retournée et bien sûr je sens bien, excusez-moi cher Adrien mais ce n’est pas si simple, est-ce que vous comprenez-cela ?…

Cher Adrien,

Ces deux semaines nous ont laissées KO, vous savez. Toute l’émotion, et puis la ferveur dans l’émotion, et puis le partage dans la ferveur de l’émotion, et puis, encore, la beauté du partage de la ferveur de l’émotion. Enfin, cela. Est-ce que vous comprenez, cher Adrien ? Mais à la vérité tout s’est assimilé plus vite qu’on ne l’aurait cru, comme à la radio qu’on s’est mise à écouter tous le temps et Salima ne la fusille plus du regard dès que je m’en approche comme elle avait commencé à le faire après que vous ayez exfiltré le hamster et pas seulement à quatre heure du matin quand il me prend l’envie terrible d’écouter Françoise Hardy, désormais le poste est tout le temps allumé – quoique tout de même pas à quatre heure du matin et j’ai toujours les regards noirs en cas de suspicion de Françoise Hardy, ou d’autres, ce n’est pas la question, alors je me glisse dehors et je marche dans les rues avec mes écouteurs il commence à faire un peu froid mais au moins c’était facile d’être à l’ouverture du kiosque à journaux et au lieu de chouiner levez-vous de bonne heure cher Adrien, « le Monde appartient à ceux qui se lèvent tôt » n’est-ce pas ?…

Cher Adrien,

Je suis heureuse de vous avoir croisé hier. Je n’ai pas voulu m’attarder, vous étiez accompagné et moi aussi d’ailleurs. Votre visage familier était un peu plus de réconfort. On n’en a pas de trop. Ce soir, est-ce que vous y étiez aussi ?

Salima m’a appelée hier dans l’après-midi. J’avais déjà appris par les clients et ensuite la radio sur mon téléphone.…

Cher Adrien,

Merci beaucoup d’avoir pensé à mon anniversaire hier. Et encore merci mille fois d’avoir exfiltré le hamster ! Vous n’imaginez pas comme notre quotidien en est changé. Salima était au bord de l’explosion et je n’en pouvais plus d’attendre la déflagration. Maintenant, ça va mieux. C’est elle qui tourne en rond mais enfin, les regards sombres à la pauvre bête, les soupirs bien las, bien appuyés et puis les yeux au ciel, c’est terminé.…

Cher Adrien,

Les vieilles peaux sont de retour. J’imagine qu’elles ont toujours été là, c’est juste que je ne les voyais plus depuis qu’elles ont eu Salima. C’est l’une d’elle hier, vous savez il y a toujours quelqu’un qui fait la manche devant le Monoprix, ou pas très loin, là où les vigiles estiment que ce n’est plus devant l’enseigne, et juste comme je sortais du magasin, juste comme je passais devant cette dame qui tendait un gobelet plastique, et l’œil noir d’une sale journée, et le gobelet avec à peine quelques pièces jaunes, un peu geignarde mais enfin est-ce qu’on peut vraiment lui reprocher ça même si c’est déplaisant, mais enfin est-ce qu’on peut décemment leur demander de nous plaire cher Adrien ?…

Cher Adrien,

Non plus. C’est aimable à vous d’avoir « bien réfléchi » comme vous dites, mais si vous aviez si bien réfléchi que cela vous sauriez que ce n’est pas une meilleure idée. Je ne vais tout de même pas me mettre à ma propre porte, d’ailleurs qu’est-ce que cela changerait ? ce serait quand même abandonner Salima. Je ne suis pas particulièrement attachée aux quatre murs en sous-pente de ma chambre de bonne, vous savez, mais tout de même j’y ai plus ma place que dans votre studio.…

Cher Adrien,

Alors nous y revoilà. Vos relances incessantes, vos mails qui s’accumulent… ceux-là, ils ne m’avaient pas manqué. Cher Adrien, c’est non : je ne proposerai pas à Salima. Pas plus aujourd’hui que vendredi dernier ou vendredi prochain, pas plus à la Toussaint qu’à Nouvel An ou à la Saint-Glinglin : c’est non. J’aurais l’air de la mettre dehors et c’est hors de question, même poliment et même si ce serait plus confortable pour elle aussi.…