On trouve de tout dans la boîte mail d’Adrien : petites lueurs de joie soudaines de sa femme Sophie (6h45 avec Viviane), difficile rémission de sa belle-sœur Mathilda, corps et cœur cassés par l’accident de cheval où elle a perdu son précieux Talgo (A la recherche du temps perdu), ou encore fantômes du passé et amitiés rompues : ainsi Vincent qui vient apporter ses remords et espoirs (Souvenirs).

Celui-ci n’est autre que l’oncle d’Antoine, et le jeune homme s’obstine à éclaircir son lien passé avec Adrien. Amis, voisins au 14 rue de la Corderie (Hors-sujet), peut-être amants ? L’idée d’une liaison destructrice d’amour et de chair entre Vincent et Adrien inquiète Antoine et le fait fantasmer tout à la fois (Les Brühl et les Balesta, 2 ans). Adrien laisse entendre que c’est plutôt une passion politique qui a rompu leur amitié (Suspicion), sans trancher assez pour rassurer Antoine.

Des mails d’Antoine, la boîte d’Adrien sature : malgré leur rupture le lien n’a jamais été rompu. Le jeune homme traque les multiples pseudonymes d’Adrien sur les réseaux sociaux et en nourrit une jalousie maladive (Images) qui lui vaut les moqueries d’Asia (Twitter mon cul).

Celle-ci a ouvert à Antoine la porte de sa colocation. Leur relation ne s’en trouve en rien apaisée ! La jeune femme n’est pas toujours fine conseillère face aux tourments d’Antoine (Affection mon cul), peut-être parce qu’elle-même a fort à faire dans son couple avec Alexandre où le décalage est patent, tant dans les sentiments (A propos d’Inceste) que dans les engagements militants (Alex, j’étais à la manif). Quant à Antoine, outre ses démêlés avec Adrien, il est à fleur de peau depuis la nouvelle du mariage à venir de son frère Martin avec Marine qu’il déteste (Honte). Les critiques d’Alexandre qui a lu son ébauche de roman l’atteignent aussi profondément (Enflammé). Sans doute en veut-il à Asia pour cela aussi : il finit par fuir Paris et retourner chez ses parents une nouvelle fois, loin de la colocation.

Enfin, c’est vers la boîte mail d’Adrien que Thérèse se rue pour crier son indignation quand son amie Salima est mise à la porte du supermarché où elle travaillait depuis peu (Ils ont viré Salima !) Se renoue le besoin d’une correspondance même si Thérèse et Adrien se voient régulièrement à présent (Attendre) : c’est que la mauvaise passe de Salima, sans travail, sans logement, sans famille et sans père pour l’enfant qu’elle attend, rejaillit sur Thérèse aussi qui l’héberge dans sa chambre de bonne (Accueillir). Adrien s’inquiète de cette cohabitation entre les deux femmes, et propose que l’une des deux vienne loger temporairement au 14 rue de la corderie, dans la garçonnière inoccupée (Emménagement, Présence). Thérèse refuse catégoriquement, au nom de l’hospitalité, peut-être aussi par admiration de la liberté de Salima : il n’est pourtant pas toujours facile de s’accommoder de la place qu’elle prend, ni de son caractère farouche et imprévisible (Sevrée).

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