Cher Adrien,

Oui, cher Adrien ! Vous m’autorisez à vous appeler par votre prénom : cela me fait tout bizarre d’être si familière avec vous. Je n’ai pas l’habitude d’appeler les gens plus âgés par leur prénom – mais je ne dis pas que vous êtes vieux, cher Adrien !

Ainsi donc, vous êtes marié. Pardonnez-moi, je ne juge pas, mais quand même, je n’aurais jamais imaginé que vous l’étiez. Vous avez même poussé jusqu’à avoir des enfants ! Je ne sais pas si j’en veux, ça crie, ça pleure, ça sent mauvais. Mais parlons de vous : ça m’étonne, oui, ça me surprend, ce que vous m’avez écrit ! Je ne vous imaginais pas père, ni époux ! Je vous imaginais, je ne sais pas, solitaire, avec des aventures par-ci par-là. Mais c’est vrai que je ne vous connais que trop peu.

Par contre, votre voyage en Corée, ça, ça colle avec l’idée que j’ai de vous ! Mais vous auriez pu aller en Corée du Nord, plutôt qu’en bête Corée du Sud, ça aurait été plus exotique… Je plaisante, bien sûr ! Moi je ne voyage pas. Ou très peu. Je me cantonne à mon Orléans natal. J’y rentre parfois le weekend. C’est barbant de retrouver tous ces ploucs ! Parfois, je vais chez une cousine, à Mons. C’est en Belgique. La Belgique, c’est ma seule destination internationale. J’aimerais voyager plus, pourtant ! Aller en Amérique du Sud, c’est mon rêve… Je suis sûre que je pourrais y trouver l’inspiration, pour mes créations.

En parlant de créations, j’en ai commencé une. Elle porte votre prénom, cher Adrien. J’attends de vos nouvelles, écrivez-moi vite, vous n’êtes plus en Corée, vous n’avez plus d’excuses !

Bien à vous,

Armance

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