Salut Antoine,

pas de problème pour l’annulation du cours de la semaine prochaine, d’autant qu’entre le boulot au magasin et les repas de famille, je n’aurais certainement pas eu la tête à me plonger dans la méthodo de la dissertation ou du commentaire composé.

Moi aussi, j’ai beaucoup aimé discuter avec toi et je te remercie de m’avoir écouté.
Vu l’ambiance rock’n’roll qui règne à la maison depuis que mon frère a choisi de laisser tomber ses jeux vidéos (ce qui inquiète les parents alors qu’il y a encore deux mois, ils lui gueulaient dessus pour qu’il rompe la grande histoire d’amour entre son écran et lui ! va comprendre !) , ce n’est pas chez moi que j’aurais trouvé quelqu’un à qui parler. Entre maman qui nous sort des vannes à deux balles pour essayer de détendre l’atmosphère et papa qui fait comme si le 13 novembre avait été aussi chiant que le 12, j’ai capitulé à l’idée de confier à mes parents ce que j’avais à dire sur les événements dont toi et moi avons parlé.
Quelques jours après notre conversation, je me suis dit que moi aussi je pouvais faire mon Antoine et aider mon frangin à parler de ce qu’il ressentait, comme tu avais pu le faire pour moi. Raté. Paul a réagi à mes paroles avec autant d’émotion que quand maman nous raconte sa dernière anecdote de boulot censée être hilarante. Et encore, avec maman, il a la gentillesse de sourire ; avec moi, il n’a même pas eu la politesse d’esquisser une demi-larme. Il a besoin de temps pour digérer ces dernières semaines ? Eh bien qu’il le prenne. Je t’avoue que j’étais un poil déçu en sortant de sa chambre. Mais bon, n’est pas Antoine Brühl qui veut !

Allez, je te souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année en famille.

À bientôt

Baptiste.

PS : Si je vois la vieille peau dans la semaine, je me ferai un plaisir de lui transmettre ton bonjour !

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